Jeune expatrié(e)

France, je t’aime moi non plus

Un voyage de mille lieux commence toujours par un premier pas- Lao Tseu.

Parlons peu, parlons vrai : la France n’est plus pour l’heure l’Eldorado des jeunes diplômés.

Les envies d’ailleurs, les médiocres conditions et opportunités de travail, les CDD à répétition, une bureaucratie et une imposition trop lourdes  les poussent vers la sortie : l’étranger.Autant de raisons  qui font fuir nos jeunes cerveaux.

 

Young people chilling

 

Les chiffrent parlent d’eux -mêmes

 

On observe ces deux dernières années, pas encore une hémorragie, non, mais un saignement au flux régulier des forces vives entre 25 et 35 ans qui s’expatrient.

88% d’entre eux ont bac +5, 38% ont déjà vécu à l’étranger enfant, en Erasmus ou en stage diplômant , les femmes partent plus jeunes que les hommes, 33% des femmes ont moins de 30 ans pour 21% des hommes. La population expatriée s’accroit de 4% par an, les 28/35 sont la tranche qui enfle le plus rapidement et les statistiques s’accordent à dire que plus d’une centaine de jeunes arrivent tous les mois à Shanghai pour travailler, étudier ou monter leur boîte.

Les entreprises ont bien compris la richesse de ce vivier. Volontaire International en Entreprise (V.I.E.), graduate programme, primo post, elles trouvent là des salariés compétents, souples et il faut le dire à un coût moindre.

Pour que l’expérience soit un win-win pour l’entreprise et l’employé, il ne faut pas se méprendre. Les voyages forment la jeunesse…et le salarié, certes mais pas à n’importe quel prix et il convient de ne négliger aucun des aspects qui feront que l’expatriation de cette population jeune sera une réussite et une ressource de demain pour l’entreprise comme pour le collaborateur.

De nombreuses situations peuvent réduire à quia cette expatriation si il n’y a pas une préparation préalable, un temps de réflexion qui démine le terrain.

 

Jeune expatrié et vie professionnelle

 

Mathilde est envoyée dans le royaume chérifien en V.I.E pour l’étude d’une implantation d’une aciérie. : « J’ai signé mon contrat le jeudi à Paris et le lundi j’étais sur le terrain. Si l’expérience est à bien des niveaux intéressante, je découvre petit à petit les limites à ne pas franchir pour ne pas heurter les mœurs du pays. Difficile de faire comprendre à l’état major parisien qu’être femme et jeune, plus diplômée que mes interlocuteurs masculins plus âgés nécessite tact et patience. Je ne peux en parler à personne et c’est vrai j’ai de grands moments de solitude professionnelle. ».

Pierre, en fin de de Graduate Programm est logisticien pour une société française à Séoul. « J’avoue et j’apprécie on m’a confié des responsabilités importantes pour qui débute dans le métier, .Mes objectifs sont ambitieux, une vraie volonté de bien faire, une motivation en béton mais je m’aperçois qu’elle n’est pas toujours adaptée à la réalité du terrain. Donc doutes professionnel et personnel : est-ce que je suis parti avec la bonne attitude, est-ce que je ne me mets pas en posture de défense, à qui en parler ? »

Mathilde et Pierre sont des cas d’école. Ils n’ont apprécié que le versant professionnel de leur nouvelle vie sans le temps de la réflexion sur les autres versants, personnel, familial. Comme dit Mathilde : « j’ai pesé le pour et là je rencontre le contre. Un sentiment de solitude. »

 

Jeune expatrié et vie familiale

 

Elisa a suivit Guillaume à Bangkok : « j’ai convaincu mon conjoint d’interrompre sa mission. On a fait les mêmes études, notre contrat : le premier qui trouve un job à l’international c’était bon et  l’autre trouvera sur place. Autant dire que notre préparation au départ ou zéro c’était pareil et que je n’étais pas préparée, mais alors pas du tout à être une tai-tai (femme d’expat). »

Ou Adrien aux Philippines :« Pour nous c’est un double challenge : on se met en couple, et commence dans la vie professionnelle et à l’international en plus. C’est du lourd. Je double mes inquiétudes : pour ma femme souvent seule pendant mes déplacements et pas encore trop d’amis… »

Eux aussi pensent qu’ils auraient du mettre tous les paramètres de cette nouvelle existence à plat avant de partir. Avoir un regard extérieur pour définir les fondamentaux de chacun. Faute de temps, de connaissances, ils se sont laissés griser par le parfum d’aventure.

 

Jeunes expatrié et vie sociale

 

Patrice « Erasmus, l’étranger même pas peur. Sauf que quand on se retrouve à faire le tour du quartier, sans copain dans une ville dont on ne parle pas la langue, dont les codes nous sont par essence étrangers, c’est la misère. Cinq mois, ça a duré et un mois ça peut être long ! »

Ben :« Je croyais tout savoir en partant. Mais des réseaux sociaux à la réalité il y a un gap. Des copains c’est facile, oui, mais des à qui on peu parler de son spleen…On a sa pudeur ! »

Les exemples et témoignages sont légion pour dire qu’une préparation, si elle ne palie pas aux  problèmes aide néanmoins à les aborder positivement.

68% des expatriés trouvent l’expatriation plus difficile qu’attendue, tous paramètres confondus tandis que seulement 8% la trouve plus facile (source HSBC).  Pour répondre à ces difficultés spécifiques rencontrées par les jeunes expatriés des formations  dispensées par Expat Communication leur permet de mettre en perspective tous les paramètres de leur nouvelle vie.

 

 

Rédigé par notre partenaire FemmExpat